Ouvert en avril 2021 dans les vestiaires réhabilités de l’ancienne piscine, Le Passage est le lieu de tous les arts et de tous les savoirs : animations pour petits et grands, conférences, expositions, sorties nature, concerts, sciences participatives… sont proposés tout au long de l’année.
Il regroupe une médiathèque, une mini-galerie d’art et un espace de rencontres, conférences, spectacles…
Le Passage est un tiers-lieu : lieu du faire-ensemble, du partage, lieu hybride où se côtoient plusieurs activités, en transformation permanente pour répondre aux attentes du collectif qui l’anime et qui l’utilise.
Toutes les activités du Passage sont gratuites et ouvertes à tous.
7 000 documents en consultation et prêt
Romans, romans policiers, bande-dessinée adulte et enfants, albums pour les plus petits, livres en gros caractères, documentaires adultes et enfants, livres audios, DVD, jeux vidéos…
Et si nous n’avons pas le livre, DVD, document qui vous intéresse, nous pouvons vérifier s’il est disponible à la Médiathèque départementale de l’Orne et le faire venir rapidement (navette tous les 15 jours).
INSCRIPTION ET PRÊT GRATUITS POUR TOUS.
L’inscription vous permet d’emprunter jusqu’à 6 documents pour 4 semaines.
Grâce à la Médiathèque Départementale de l’Orne, vous bénéficiez d’un accès à la plateforme de vidéo à la demande (VOD) Médiatheque Numérique.
Actuellement, la plateforme propose 7500 vidéos, en streaming ou en téléchargement, issues des catalogues d’Arte VOD et Univers Ciné. Films, longs et courts métrages, documentaires, films d’animation…
Grâce à la Médiathèque Départementale de l’Orne, vous bénéficiez avec votre inscription à la médiathèque de Rémalard-en-Perche d’un accès gratuit à la plateforme de cours en ligne Mozaik
Langues, musique, soutien scolaire, psychologie, jardinage, cuisine, logiciels, couture, photographie, peinture… n’auront plus de secrets pour vous !
Également offert avec votre inscription à la médiathèque du Passage, l’accès à l’offre de presse en ligne Cafeyn. Des milliers de journaux et magazines dont la presse locale (Le Perche, L’Echo républicain, Ouest-France édition Normandie…) à retrouver directement sur vos écrans.
Chaque exposition s’accompagne d’un temps de rencontre avec l’artiste exposé ou le spécialiste du sujet présenté, sous forme de conférence ou d’atelier tout public.
Les écoles de Rémalard-en-Perche (et d’ailleurs) sont invitées à venir découvrir l’exposition en cours et à travailler autour de thématiques en lien avec le travail de l’artiste.
Artistes invité·es : Andrei Cojocaru, Christine Demias, Pola Carmen, Jessica Das, Alex Chevalier, Anne Cussinet, Camille Chastang, Satié Burgio-Sasada, Florilège du Jardin de Brécy, Olivier Dadoun, Esther Pipouy, Bruno Schiepan, Serge Philippe Lecourt, Gilbert Legrand, Laure Graves, Kamal Lahbabi, Diana Brennan, Emma Fredouille…
Sylla Grinberg ne saisit pas des passantes. Il compose des figures mentales, des apparitions glissantes, comme sorties d’un souvenir. C’est une esthétique de la disparition lente, de la persistance rétinienne. Ce qui reste, ce n’est pas l’identité du sujet, mais la trace lumineuse de son passage.
Une poétique du non-savoir
Ce travail en série — femmes, Paris, couleurs — ne se veut ni féministe ni sociologique. C’est un travail déstructurant, qui refuse l’empathie facile comme le récit. Le flou ici désindividualise, mais sans déshumaniser. On est face à des figures sans archives, à des présences privées de narration. Leur visage flotte dans le cadre, sans nom, sans âge, sans histoire apparente, et c’est justement là que le travail de Grinberg acquiert sa force : il restitue le droit à l’ombre, à l’ambiguïté, à l’absence de légende.
Conclusion : photographie contre la capture
Sylla Grinberg ne photographie pas les femmes : il photographie leur retrait. Il ne les dévoile pas, il les laisse intactes, à peine effleurées par la lumière, telles des figures refusant la mise à nu. Et c’est dans cette éthique de la distance — dans ce refus de « capter » — que réside la beauté politique de l’image.
Ce n’est pas une image floue.
N.B. Dans la médiathèque, l’exposition présente aussi deux photographies en noir et blanc de travaux en cours : « Les hommes sans tête » et « Les porteurs », cette dernière dans le cadre des 100 ans de la publication du Paysan de Paris d’Aragon.
Sylla Grinberg, fils du peintre Jacques Grinberg, a travaillé dans le photo-journalisme pendant 40 ans, tout en poursuivant son œuvre personnelle.
En fauteuil roulant depuis 2007, Sylla Grinberg a continué, envers et contre tout, son travail photographique dans les rues de la capitale et dans la campagne percheronne, grâce au soutien indéfectible de sa famille et de ses amis.
Pêcheur par passion, il fréquente assidûment les étangs du Perche.
